Toujours plus vite, plus pour moins cher. Cela fatigue les marques et vous aussi sans doute.
Cette semaine, nous publions une série en trois volets consacrée à l’accélération de la mode : pourquoi, depuis quand, quelles conséquences pour la santé économique des marques, la santé mentale des collaborateur·ices et nos ressources planétaires. Rappelons-nous toujours : nous fabriquons des vêtements. Un bien non essentiel à notre survie qui, à son rythme actuel, nous fait courir à notre perte. Cette série, une contribution libre [Open Editorial] signée par Marie-Charlotte Gourlet et Guillaume Heim pour la Fondation Jean-Jaurès, nous invite donc à prendre de la hauteur.
Le premier volet, La spirale de l’accélération des marques, nous montre comment la fast fashion a transformé la consommation en flux tendu : drops permanents, Black Friday étendu, notifications, achat en un clic. Les marques ne suivent plus le rythme social, elles le fabriquent. La nouveauté et la vitesse sont devenues les principaux moteurs de valeur.
Le deuxième volet, Le coût caché de l’accélération, pose l’addition : surproduction textile, saturation des filières de seconde main, faillites de marques françaises, désertification des centres-villes, montée du FOMO et fatigue psychique. L’accélération n’est pas seulement un enjeu environnemental : elle est économique, sociale et culturelle.
Au fil de cette lecture suspendue, entre deux articles terre-à-terre sur la circularité à l’échelle industrielle et le made in France qui va bien, on comprend que la question n’est pas morale, elle est stratégique.
Peut-on bâtir un modèle viable sur une intensification permanente des rythmes ? Comment réintroduire du temps long sans perdre en désirabilité ni en performance ? Le troisième volet ouvrira ces pistes. D’ici là, nous vous invitons à réfléchir : à quoi ressembleraient vos collections si vous étiez libres de choisir un tout autre tempo ?
L’équipe The Good Goods
Les points clés de la semaine sur The Good Goods et ses réseaux.
#CIRCULARITÉ – Reekom : la seconde main industrialisée ⭐
70 000 pièces revalorisées chaque mois. Sur son premier site industriel de La Courneuve ouvert en 2025, Reekom internalise collecte, contrôle, répare et expédie des retours et invendus textiles, des pièces de seconde main avec un pilotage par la data garantissant traçabilité et conformité AGEC et CSRD. Déjà adoptée par plusieurs marques françaises, la start-up vise 100 000 pièces mensuelles d’ici 2028.
#PORTRAIT CEO – Le Coq Sportif : Alexandre Fauvet relance la marque
Relancer, sans renier l’ADN. Après le redressement de 2024, Alexandre Fauvet recentre Le Coq Sportif sur le produit, le sport et l’international, avec le soutien du consortium mené par Dan Mamane. L’objectif : stabiliser l’entreprise, moderniser l’offre et préserver l’outil industriel de Romilly-sur-Seine pour restaurer la désirabilité de la marque.
#MADE IN FRANCE – Bleu de Chauffe, artisanat indépendant et made in France en pleine forme
Produire local, durer, transmettre. Depuis 2009, Bleu de Chauffe fabrique en Aveyron une maroquinerie pensée pour être réparée et traçable, hors des logiques de délocalisation. Dans un secteur dominé par les grands groupes, la marque défend un modèle indépendant, ancré dans son territoire et économiquement viable.
Consultant interne SAP Logistique— en CDI chez LONGCHAMP
Store Manager— en CDI chez SMCP
Conseiller.ère de vente — en CDI chez CHANTELLE
Fashion Network – L’Union européenne interdit la destruction des invendus textiles
À partir du 19 juillet 2026, les grandes entreprises opérant dans l’Union européenne ne pourront plus détruire chaussures et vêtements invendus. La mesure, adoptée par la Commission européenne dans le cadre du règlement ESPR entré en vigueur en 2024, vise à réduire une pratique responsable de millions de tonnes d’émissions de CO2 chaque année. Un devoir de transparence renforcé s’ajoutera dès 2027, tandis que les entreprises de taille moyenne seront concernées par l’interdiction à partir de 2030.
Le Monde – Ultra-fast-fashion symptôme d’un capitalisme structurel
Dans une tribune publiée par Le Monde, Benoît Heilbrunn, Professeur de marketing, estime que la focalisation sur Shein ou Temu masque une réalité plus large. Pour lui, l’ultra-fast-fashion relève du capitalisme mondialisé, structuré par la concurrence, l’opacité et la dissociation entre consommation et contrainte. La réduire à un bouc émissaire évite d’en questionner les fondements.
Just Style – Fashion for Good lance un projet pour tester un élasthanne biosourcé et recyclé
Utilisé pour le stretch et le confort, l’élasthanne perturbe le recyclage fibre-à-fibre et accroît l’empreinte carbone des produits. Avec Stretching Circularity, Fashion for Good teste à échelle des alternatives biosourcées et recyclées afin d’en mesurer la performance, l’impact environnemental et la viabilité économique. Le projet réunit notamment Levi Strauss & Co et bénéficie de l’expertise de la Ellen MacArthur Foundation.
Adieu fibres vierges, bonjour déchets textiles upcyclés : Circulose invente la viscose du futur. Née à Stockholm en 2012 et relancée par Altor en 2024, la start-up suédoise transforme les déchets textiles cellulosiques en CIRCULOSE®, une pâte 100% recyclée qui remplace les pulpes vierges pour produire viscose, lyocell ou modal. Sa technologie propriétaire recycle le coton usé à l'échelle industrielle depuis son usine en Suède, évitant le recours au bois ou au pétrole, tout en boostant la circularité des marques. Pensée pour les enjeux RSE et réglementaires comme l'AGEC européenne, la solution est déjà adoptée par H&M, Mango, Levi’s ou Tommy Hilfiger pour des collections traçables et à faible empreinte.
Porter une œuvre, soutenir un artiste : telle est l’ambition de Fortiche, marque française de t-shirts. Lancée en 2025 par Rémi, passionné d’arts graphiques et marqué par l’esthétique des années 80/90, Fortiche envisage chaque pièce comme une œuvre portable, éditée en séries limitées avec des artistes internationaux. Les t-shirts sont confectionnés en coton biologique certifié et Oeko-Tex, d’origine européenne, puis fabriqués en France de l’assemblage à l’emballage. Positionnée comme une alternative à la fast-fashion, la marque assume des coûts de production jusqu’à trois fois supérieurs à ceux pratiqués à l’international pour garantir des prix justes et des conditions éthiques. Découvrir la marque.
À l’opération solidaire de collecte de chutes de tissu organisée par l’association Recycle de Vie, du 28 février au 21 mars. Un projet pour lutter contre la précarité menstruelle via la fabrication de protections hygiéniques lavables en matières recyclées. Collectes tous les samedis au Biocoop Suresnes, 17 avenue Édouard-Vaillant. En savoir plus.
Au salon Première Classe Paris, du 6 au 9 mars 2026 au Jardin des Tuileries, pendant la Fashion Week Femme. Un salon international dédié aux accessoires de mode et au prêt-à-porter créatif, réunissant marques, acheteurs internationaux et prescripteurs. En savoir plus.
Au One to One Retail E-commerce Monaco, du 10 au 12 mars 2026, au Grimaldi Forum de Monaco. Un rendez-vous B2B du retail et de l’e-commerce, axé sur des rencontres entre décideurs et fournisseurs de solutions. En savoir plus.
La découverte hors-secteur, pour penser contre son cerveau.
Et si les jeux racontaient les plus grandes histoires du monde ?
Sur YouTube, le créateur français EGO excelle dans le storytelling captivant, narrant des récits fascinants autour de divers sujets comme l'esport ou les événements historiques (comme le duel Kasparov contre Deep Blue), avec des millions de vues par vidéo. Derrière ce succès fulgurant depuis 2022, Corentin, un passionné d'aventures virtuelles, de jeux vidéos et de narration immersive.
À découvrir sur YouTube : @ego_one
The Good Goods - FASHION BUSINESS SOLUTIONS
Vous êtes une entreprise en transformation et souhaitez abonner vos équipes ?
Vous êtes une solution à impact et souhaitez devenir annonceur ?
Écrivez-nous !
Retrouvez nos articles quotidiens sur le média, le calendrier des évènements mode & design engagés. Nous diffusons chaque semaine des offres d’emploi sur notre plateforme The Good Jobs. Nous sommes présents sur LinkedIn et Instagram. La newsletter que vous venez de lire est hebdomadaire, vous pouvez vous y abonner ici. Les contenus associés à une étoile ★ sont réalisés pour le compte d’un partenaire.