Le bio, mode d'emploi dans la cosmétique · Faire moins mal ne suffit plus · Utiliser 'Biodégradable' à bon escient · Les Labubu® sont fabriqués par des enfants · Luxe & Hollywood : la pub sur grand écran · L'IA, incontournable du futur de la mode · 10 ans de troc.
ANIMER est un collectif né ce lundi 19 janvier à la Maison des Autres Modes. Face aux limites du modèle actuel, ANIMER défend une mode qui ne se contente plus de réduire ses impacts mais qui répare, relocalise et régénère les écosystèmes, les savoir-faire et le lien social. Les membres fondateurs L’Âme du Fil, Baga Collectif, Café Flax, le Collectif UAMEP, le Comptoir de la mode responsable, le Conservatoire de la Mode Vintage, Fashion Revolution France et La Grande Collecte sont des structures indépendantes et ancrées localement, réunies pour proposer un cadre commun pour agir : clarifier des standards partagés, accompagner des transitions concrètes, travailler sur les filières, les territoires et les pratiques.
Ce mouvement qui mise sur la coopération et la preuve par l’action. La suite se joue maintenant : le collectif appelle toutes celles et ceux qui font la mode à rejoindre la dynamique et à la soutenir en participant aux travaux, aux rencontres publiques et aux actions à venir. A suivre sur leurs réseaux !
Henry Chahine, journaliste, The Good Goods
Les points clés de la semaine sur The Good Goods et ses réseaux.
#CIRCULARITÉ – Un nouveau showroom de matières dormantes à Paris ⭐
Des milliers de mètres de textiles neufs dorment dans les entrepôts chaque année. Pourtant, tout peut changer. Née à Lyon, feat coop s’est donné une mission : récupérer les stocks dormants des industriels du textile et les remettre sur le marché, plutôt que de les voir détruits ou bradés sans traçabilité. Tissus au mètre, rouleaux, rubans ou accessoires sont proposés via une plateforme en ligne et deux showrooms, à Lyon et à Paris. En 2025, feat coop a ainsi revalorisé plus de 42 000 mètres de textiles, évitant près de 300 tonnes de CO2.
#PORTRAIT – Chrysoline de Gastines, le choix d’une mode rentable et responsable pour Balzac Paris
Être rentable pour rester responsable. Dans un secteur fragilisé, Balzac Paris fait figure d’exception. Fondée en 2014, la marque s’est développée sans brûler les étapes, en misant sur une croissance maîtrisée, un modèle économique solide et une vision sur le long terme. De l’ouverture de ses «Adresses» à la diversification vers la cosmétique, Chrysoline de Gastines détaille les arbitrages concrets qui permettent à une marque responsable de tenir dans le temps, sans renoncer à ses engagements.
#COSMÉTIQUE – Cosmétique bio : De l’alternative militante au réflexe santé du quotidien
Un Français sur deux possède déjà un cosmétique bio. Longtemps cantonnée à un marché de niche, la cosmétique bio s’est imposée dans les grandes surfaces, les parapharmacies et les salles de bain. Tirée par des marques qui ont fait de l’accessibilité un levier stratégique, elle change de visage : moins militante, plus transversale. Si le marché se recompose après la crise inflationniste, la dynamique reste portée par un moteur clair : la santé, devient désormais le premier critère d’achat, devant l’argument environnemental.
Conseiller Clientèle Bilingue — en CDI chez LE CHEMISEUR
Vendeur.se — en CDD chez PETIT BATEAU
Responsable adjoint.e de boutique — en CDD chez ETAM
Assistant.e achat Joaillerie — en Stage chez PRINTEMPS
Contrôleur.se de gestion — en CDI chez PROMOD
Assistant.e Creative Content Production — en Alternance chez BALMAIN
The Guardian – Labubu : derrière le phénomène pop, une chaîne de production sous pression
4,8 milliards de yuans (près de 6 millions d’euros) de ventes en six mois. En parallèle de ces chiffres impresionnants, le succès fulgurant des jouets Labubu cache une réalité plus sombre. Selon une enquête de l’ONG China Labor Watch, un fournisseur chinois de Pop Mart emploierait des mineurs sans protections légales, impose des heures supplémentaires massives et ferait signer des contrats en blanc.
Financial Times – Quand le luxe produit Hollywood
En 2024, aucun film à budget moyen n’a intégré le top 20 du box-office mondial. Dans ce vide laissé par les studios, les maisons de luxe avancent leurs pions. Saint Laurent, Chanel ou LVMH produisent désormais des longs-métrages, de Cannes à Netflix. Le cinéma devient un espace de narration longue, capable de construire de la valeur culturelle là où la publicité sature.
Business of Fashion — Nike contraint d’indemniser 3 300 ouvriers en Thaïlande après cinq ans de conflit
Cinq ans de mobilisation ont été nécessaires pour que des ouvriers thaïlandais obtiennent réparation. Nike a finalement accepté d’indemniser des salariés d’un fournisseur contraints à des congés sans solde pendant le Covid. Arraché sous la pression d’ONG, de syndicats et d’étudiants, cet accord révèle les limites des dispositifs volontaires de contrôle des chaînes d’approvisionnement.
Trosort développe des solutions de tri textile automatisé qui combinent intelligence artificielle, robotique et reconnaissance (matière, marque, couleur, défaut, usure, composition…) pour orienter chaque produit vers la bonne filière de réemploi ou de recyclage. Sa technologie permet d’industrialiser un maillon clé de la circularité, encore largement manuel, en améliorant à la fois la vitesse, la précision et la traçabilité du tri. En s’adressant aux acteurs de la collecte, du recyclage et de la gestion des déchets, Trosort contribue à rendre économiquement et techniquement viable le passage à l’échelle de l’économie circulaire textile.
Le Chemiseur réinvente le sur-mesure masculin. Certifiée B Corp et autofinancée, la marque fonctionne d’abord exclusivement à la demande : supprimant stocks, invendus et retours superflus. Avec l’aide de l’intelligence artificielle, Le Chemiseur ajuste les coupes à partir de quelques données simples sur le poids, la taille et l’âge, pour produire des chemises et pantalons parfaitement adaptés sans passage chez le tailleur. Ce modèle combine hyper-personnalisation, impact environnemental réduit et performance économique, tout en proposant un style “quiet luxury” accessible, fondé sur des tissus européens durables et une technologie brevetée pensée pour durer.
Au salon Première Vision Paris du 3 au 5 février 2026, au Parc des Expositions. Le grand rendez-vous mondial des tissus, cuirs et accessoires mode pour dénicher les tendances printemps-été 2027, où vous pourrez retrouver la startup feat coop.
Au lancement de la Communauté d'intérêt Apparel & Footwear dédiée au Passeport Numérique des Produits (DPP), qui se tiendra le mardi 3 février 2026 de 9h30 à 12h30 dans les locaux de GS1 France. Sur inscription.
La découverte hors-secteur, pour penser contre son cerveau.
Dix ans, et toujours à contre-courant. Créée en 2015 par Floriane Addad, MyTroc est née d’une idée simple : utiliser la technologie pour réduire le gaspillage plutôt que l’accélérer. Partie sans fonds ni réseau, la plateforme s’est progressivement imposée comme un acteur clé du réemploi digital, auprès des particuliers puis des grandes entreprises et acteurs publics. En dix ans, MyTroc a permis de sauver des millions d’objets, d’éviter des dizaines de milliers de tonnes de CO₂ et de générer des économies significatives pour ses utilisateurs. Une trajectoire qui démontre qu’un modèle circulaire, sobre et engagé peut être à la fois efficace, rentable et durable. Découvrir Mytroc.
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